Immigrer au Québec – Canada : informations pour un(e) ingénieur(e) français(e)

Une fois n’est pas coutume, voici un article non technique : je reçois souvent des courriels d’anciens élèves (et même parfois de futurs diplômés) de mon école d’ingénieur, l’ENSEA, me demandant des informations sur la vie au Canada, les démarches d’immigration, de recherche d’emploi, et autres. Cela me fait toujours plaisir de leur répondre : j’imagine qu’ils ont eu mes coordonnées par le biais de l’association des anciens élèves AIENSEA, et si j’étais à leur place aujourd’hui, en train de considérer une émigration au Canada, j’aimerais aussi qu’un ancien élève qui vit depuis plus de 3 ans à Montréal me réponde et m’aide à y voir plus clair !

Avant de commencer

Cet article a pour but de centraliser les réponses aux questions qu’on me pose le plus souvent, je vais essayer d’être le plus objectif/factuel possible, mais le lecteur devra garder en tête que partir s’installer à l’étranger c’est une aventure humaine, et que chacun la vit différemment ! (vous remarquerez que je suis plutôt satisfait de la mienne ! ) Si cet article est avant tout pensé pour les ingénieurs ENSEA, ceci dit les anciens d’autres écoles d’ingénieur françaises, ou d’informatique, ou pas,  devraient aussi y trouver des informations utiles.
Enfin, je ne sais pas tout, si j’ai écrit des informations erronées, n’hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires !

Quel visa pour aller travailler au Québec / Canada

À ce que je sache, il existe 3 principaux visas pour s’établir et travailler au Canada :

  • le PVT, le programme vacances travail : sans doute le plus facile à obtenir, il est distribué à partir de Novembre de chaque année pour une utilisation l’année d’après (à partir du 1er janvier) : le hic c’est qu’il en existe un nombre limité, qui part de plus en vite année après année; parfois en moins d’une semaine ! Le PVT coûte peu cher (environ 100 euros) et permet de travailler partout au Canada pour une durée d’un an. À la base, il me semble que l’idée de ce visa est plus de découvrir le pays avec un sac à dos et de vendre des frites de temps en temps pour remplir son portefeuille, mais j’ai travaillé comme développeur logiciel avec 4 ans d’expérience avec ce visa (et ma femme en tant qu’ingénieur construction avec la même expérience). Vu qu’il s’agit d’un permis temporaire, certains employeurs pourraient rechigner à embaucher un candidat avec ce visa (les employeurs d’ingénieurs ou d’informaticiens sont à la recherche de la perle rare qui va rester longtemps et non pas du touriste qui rentre chez lui dans 6 mois), évitez de mettre en valeur votre PVT, et dites que vous êtes en visa temporaire en attente d’une résidence permanente (c’était mon cas). Vous n’aurez pas accès à la « sécu » (Régime d’Assurance Maladie du Québec , RAMQ pour le Québec) et devrez contracter 1 assurance tout inclus avant de venir. Aussi, vous n’aurez qu’assez peu d’aide pour la recherche d’emploi (remise en forme du CV à la façon nord américaine, techniques de recherche d’emploi – qui n’ont rien à voir avec la recherche à la française-,…)
  • la résidence permanente : c’est le graal si vous voulez vous établir au Canada : le dossier en est 2 volets : provincial et fédéral. Si vous souhaitez vous établir au Québec, il vous faudra d’abord obtenir le Certificat de Sélection du Québec (CSQ) : c’est un dossier assez fastidieux à constituer car on vous demande les bulletins scolaires de la 6ème au diplôme d’ingénieur (certifiés conformes bien entendu), et les preuves d’emploi que vous avez occupé depuis.  Une fois votre CSQ en poche, vous devrez faire une demande au fédéral, qui vous fera passer 1 visite médicale (ça peut se passer en France) et vous demandera un relevé judiciaire. Lorsque tout est en ordre, les agents d’immigration vous tamponneront votre passeport pour que vous validiez votre résidence permanente à un poste frontière. Comptez des délais de 6 mois pour le provincial (CSQ), 6 mois pour le fédéral (ça semble dépendre de la ou vous le demandez). Le coût total est environ de 1000 euros : entre l’attente, le gros dossier et le coût, la résidence permanente est clairement pour les personnes motivées à vivre au pays. La résidence permanent ne nécessite pas d’avoir un emploi au préalable. Elle est renouvelable tous les 5 ans à condition de vivre  au Canada au moins 3 ans sur les 5 ans. Si vous ne vous sentez pas le courage de remplir le dossier pour le CSQ, l’alternative est de travailler avec un permis temporaire pendant 1 an au Québec : vous pourrez alors demander votre CSQ sans remplir le gros dossier et vous l’obtiendrez bien plus rapidement. Si vous arrivez avec ce visa, vous aurez beaucoup d’aides pour votre intégration et la recherche d’emploi (il y a je crois une semaine entière où on vous explique les différences culturelles, la recherche d’emploi, etc…).
  • le visa travail sponsorisé par un employeur : si vous avez la chance de trouver un employeur qui s’occupe de votre visa, vous aurez un visa temporaire de 2ans (lié à l’employeur, votre conjoint(e) pourra par contre travailler pour n’importe qui) et aussi l’accès à la RAMQ (ou équivalent dans d’autres provinces). Attention, avec ce visa, la personne liée à un employeur ne peut pas changer d’emploi sans obtenir au préalable la résidence permanente.

Il existe d’autres visas, mais je ne connais pas bien les détails; dans tous les cas, la résidence permanente est le meilleur choix car elle vous donne accès aux « mêmes droits et devoirs que tout autre citoyen Canadien »; vous pourrez demander la nationalité 3 ans après l’avoir obtenu (qui vous donne en plus le droit de vote et la possibilité de partir et revenir sans contrainte).

Qu’est ce que l’Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ)?

C’est un ordre professionnel qui réglemente la profession d’ingénieur et à pour but de protéger le public. Il y a beaucoup de professions réglementées par un ordre au Québec, vous pouvez voir un ordre comme une association professionnelle (ou comparer cela à l’ordre des médecins ou des avocats en France).

Si vous êtes diplômés d’une école membre de la CTI (Commission des Titres de l’Ingénieur, l’ENSEA en est membre) vous pouvez demander à faire partie de l’ordre : je crois me souvenir qu’ils vous demanderont des bulletins de scolarité et, si vous avez déjà travaillé en France, des preuves d’emploi pour constituer votre expérience (ils reconnaissent au maximum 2 ans d’expérience). Cela prend environ 2 mois pour être accepté et inscrit au tableau de l’ordre (à prévoir donc avant de partir).

Au début, vous serez ingénieur junior (en gros, un ingénieur junior ne peut pas signer de plans et autres documents importants), et au bout de 3 ans d’expérience (donc 1 an de travail d’ingénieur au Québec si vous avez validé 2 ans d’expérience en France) vous pourrez passer l’examen de déontologie (questions sur l’éthique, le devoir de l’ingénieur, ses responsabilités) qui vous donnera accès au statut d’ Ingénieur Confirmé.

Il vous en coûtera environ 400$ par an pour faire partie de l’ordre et vous devrez justifier 30 heures de formation continue par an pour rester admissible à l’ordre.

En pratique, il est important de faire partie de l’ordre lorsque votre métier a rapport avec la construction, les travaux publics, le gouvernement, la ville, ou tout simplement si votre employeur vous l’exige.

Dans l’informatique, il est très rare que l’on vous demande ou que l’on valorise votre appartenance à l’ordre, personnellement je ne renouvellerai pas mon adhésion à partir de cette année.

Comment trouver du travail en étant ingénieur français au Québec / Canada ?

Il est certes plus délicat de trouver son premier emploi : vous n’avez pas d’expérience au pays, et les recruteurs ne savent pas vraiment ce que vaut votre expérience ou votre formation en France (oubliez les grilles salariales en fonction de votre école d’ingénieur, ça n’existe pas ici). Faire partie de l’OIQ peut vous aider, car cela donne 1 repère local au recruteur.

Envoyer des CVs, répondre aux annonces, fréquenter les salons pour l’emploi : ça peut marcher (mais c’est rare…), mais le mieux, c’est de faire du rentre dedans : parler directement aux chefs d’équipe qui recherchent des talents en utilisant Linkedin (ajoutez à votre réseau le patron de la boite qui vous fait rêver et demander lui s’il recherche quelqu’un de dynamique passionné, etc..) ou en allant à des soirées de réseautage (les fameux « 5 à 7 ») , il y en a beaucoup et pour tous les goûts à Montréal.

Votre positivisme, votre motivation à vivre et travailler au Canada seront bien observés ! Pas d’hésitation tolérée !

Concernant les stages, je pense qu’il est difficile de décrocher un stage au Canada à partir de la France (désole je ne propose pas de stage !) : les employeurs ne connaissent pas votre formation, le système universitaire est différent, un visa pourrait être nécessaire, bref, ça risque d’être dur. Si toutefois vous tentez votre chance, mettez en valeur ce que vous pouvez apporter à l’employeur, et non pas votre envie de découvrir les grands lacs !

Conditions de travail d’un ingénieur au Québec / Canada

  • durée de travail : souvent entre 35 h et 40 heures par semaine (en pratique on commence un peu avant 9h, on mange rapidement 30/45 mn le repas qu’on s’est préparé la veille (« boîte à lunch »), on quitte vers 17h30)
  • assurance maladie : prise en charge des médecins et hôpitaux par la RAMQ, médicaments par la complémentaire santé de votre employeur
  • congés : 2 semaines c’est le minimum, 3 semaines c’est très courant à Montréal

Faut il savoir parler anglais pour travailler en tant qu’ingénieur au Québec ?

Cela va dépendre de votre employeur : est il basé aux États Unis ? Travaille t il avec des clients aux Etats Unis ou autres provinces Canadiennes ? Si c’est le cas, vous devrez parler anglais. Il n’est pas nécessaire d’être bilingue, si vous comprenez ce qu’on vous dit que vous êtes capable de parler, même avec des mots simples, cela suffit amplement, on ne vous jugera pas sur vos qualités linguistiques, et plus vous parlerez, mieux ça ira.

Les diplômes types TOEIC, TOEFL, IELTS etc.. ne sont pas, en ma connaissance, utilisés pour juger de votre aptitude à parler anglais; le recruteur vous testera directement s’il a un doute.

On m’a demandé une fois si au contraire, Montréal était un bon endroit pour s’habituer à parler anglais : au travail, c’est possible; mais en dehors, la province est francophone et met beaucoup en œuvre pour que ça le reste. (sujet très sensible au Québec)

A quoi s’attendre en vivant au Québec / Canada ?

  • climat : il y a 4 vraies saisons, il suffit d’être bien équipés et de profiter des activités permises par le climat. C’est sûr les hivers rigoureux ne plaisent pas à tout le monde, et il y en a beaucoup qui disent que c’est à la longue qu’on en a marre du froid.
  • qualité / niveau de vie : je ne peux parler que de Montréal, car je ne connais pas assez les autres villes; c’est une ville qui propose beaucoup d’activités culturelles tout au long de l’année (surtout l’été avec les festivals de musique et d’humour), pour 800 $ par mois on peut vivre dans 50m2 au centre ville, pour 300 000 $ on peut être propriétaire d’un appartement de 80 m2 au centre ville; l’essence coûte 1.40$ le litre, la nourriture est  légèrement plus chère qu’en France (oui ils importent beaucoup de fromages français), le transport en commun coûte 75$ par mois et est assez fiable (il y a aussi beaucoup de pistes cyclables), il n’est pas obligatoire d’avoir 1 voiture, le téléphone + internet est bien plus cher qu’en France (coûte 2 fois plus); concernant les salaires tous les ingénieurs que je connais gagnent plus ici qu’en France (peut être 20% de plus qu’a Paris ? )

Fin ou début ?

Voilà pour les informations qui vous seront utiles si vous considérez venir vous installer au Canada. Maintenant, je n’ai pas répondu aux questions comme « Pourquoi vivre la bas ? » « Es tu content ? » « La famille te manque-t-elle » ; les réponses sont vraiment personnelles et ce sera plutôt à vous de vous les poser avant de partir (ou après); je peux quand même vous dire que mon expérience est très positive et que je n’ai pas prévu (pour le moment !) de rentrer en France !

Si vous avez des questions, utilisez les commentaires, et j’essaierai d’y répondre au mieux.

Références et liens utiles :

Un grand merci à ma femme Isabelle, ingénieure construction Polytech’ Savoie (ex ESIGEC) pour m’avoir relu et assisté dans la rédaction de cet article.

 

 

15 réflexions au sujet de « Immigrer au Québec – Canada : informations pour un(e) ingénieur(e) français(e) »

  1. Excellent article, merci Anthony !!
    J’y réfléchis justement depuis quelques temps… (depuis un voyage touristique en 2009)

  2. Hey ! Merci Arnaud ! C’est amusant car c’est aussi après un voyage de « reconnaissance » en 2009 qu’on a pris la décision de s’installer !
    Çà ferait plaisir de te voir ici ! À la prochaine !

  3. Hey, j’ai relu et voici quelques compléments ou corrections :

    – grande nouvelle, le PVT va passer à deux ans ! C’est une aubaine car un an c’était un peu juste pour beaucoup de monde. Le PVT est clairement le moyen le plus simple et le plus rapide pour partir s’installer au Canada (ou dans n’importe quel autre pays qui adhère au programme d’ailleurs). A noter aussi que le PVT n’est pas renouvelable, mais peut se convertir en visa de DP – Développement professionnel. Voir le site de l’OFQJ pour tous les détails : http://www.ofqj.org/
    – Pour les travailleurs temporaires (à noter que la durée maximale est 3 ans, mais renouvelable), comme expliqué, il est possible de faire une demande de résidence permanente accélérée. Le programme s’appelle Plan d’Expérience Québécoise. Le principe est : si vous avez travaillé un an au Québec (en tant que temporaire, PAS PVT) et que vous avez un contrat valable pour encore un an alors l’obtention du CSQ (première étape de l’immigration) est quasi instantané (de l’ordre de deux semaines)
    – A noter aussi que le processus d’immigration a changé dernièrement (une loi du gouvernement canadien pour réduire les temps de traitement des dossier). Le site du bureau d’immigration du Québec à Paris est très bien fait : http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/biq/paris/
    – l’Ordre des Ingénieurs du Québec. Pour certains c’est un honneur, d’autre une mascarade. L’inscription est enfantine pour tous les ingénieurs ayant reçu un diplôme validé par la CTI, et c’est un calvaire pour tous les autres. Un doctorat n’est pas jugé équivalent à un diplôme d’ingénieur (par l’OIQ). Une fois membre, et dans le but de protéger le public (c’est le but ultime de l’ordre) il est effectivement obligatoire d’entretenir ses compétences. Dans la pratique, chaque membre doit suivre un minimum de 30h de formation par période de référence (qui dure 2 ans). L’actuelle a commencé début mai 2013. A noter que tous ceux inscrits en cours d’année peuvent être exempté (si inscrits à moins d’un an de la fin d’une période de référence) ou obligé à seulement 15h (si inscrit après le début d’une période de référence mais à plus d’un an de la fin).
    A noter toutefois qu’il est difficile d’estimer le bénéfice qu’on peut tirer de l’OIQ lorsqu’on travaille dans l’informatique. Certains employeurs sont regardants, d’autre non. A vous de voir.
    – pour les permis de travail, le Québec bénéficiait jusque mi-2012 d’une dérogation à la loi sur l’immigration, lui permettant d’accorder des permis de travail sans passer par le fameux AMT (Avis sur le Marché du Travail) qui oblige les employeurs à produire un rapport prouvant qu’ils ont déployés des moyens nécessaires et suffisant pour combler leur(s) poste(s) avec un « local ». Cette dérogation est maintenant expirée, et en plus de l’AMT (très fastidieuse pour les entreprises) il y a aussi des exigences en termes de salaires, faisant qu’un employé d’origine étrangère coutera plus cher qu’un travailleur local. Cela limite ce type de visas à des postes très spécifiques ou hautement techniques, hélas pas ou peu à de jeunes diplômés. Mais le meilleur moyen de réussir et trouver, c’est d’essayer…

    En conclusion aussi, le Québec n’est pas la paradis, mais c’est un endroit fort agréable, et chaque expérience est unique et doit se créer par soit-même. Les expériences se racontent, mais ça doit avant tout se vivre. Pour ceux qui ne sont pas sûr, le PVT est du pain béni !

    Rémi

  4. Salut Rémi !
    merci beaucoup pour tes précisions ! J’avais raison d’insister pour que tu relises :-p !
    Pour le PVT à 2 ans, c’est effectivement une bonne nouvelle, mais j’imagine qu’il doit falloir prouver que tu es couvert avec 1 assurance santé adéquate pour 2 ans.

  5. Salut et merci pour toutes ces informations, c’est du beau boulot.
    Je pense partir très d’ici 3 mois au Québec. Je voudrais juste préciser que pour le PVT, aucun communiqué officiel ne confirme son passage à deux ans deux ans.
    Pour plus d’information sur le PVT le site pvtistes.net est très bien fait.
    Sinon pour essayer de trouver un employeur au Québec, le forum journées Québec à lieux deux fois par ans à Paris mais aussi à Bruxelles et Barcelone. Ces rencontres avec des employeurs permet d’obtenir un visa de travail de 3 ans.

    Didier

  6. Très bon article ! J’ai également l’intention de partir au Québec pour une durée de 1 an avec le fameux PVT mais je me pose une question afin d’être reconnu par l’OIQ :

    – Les années effectuées en apprentissage sont-elles considérées comme de l’expérience vis à vis de l’OIQ ? Apprentissage = salarié donc j’imagine que oui, mais je n’arrive pas à trouver confirmation sur le net… (pour ma part, j’ai fais 5 ans en école d’ingé dont 3 par apprentissage).

    Merci !!

    Pierre-Antoine.

  7. Bonjour,

    Pour commencer je tiens à te féliciter pour l’article il est vraiment très complet. Dans mon cas, je compte partir au Québec pour m’y installer puis par la suite y vivre. Serait il possible d’avoir tes coordonnées pour pouvoir discuter du sujet plus longuement ?

    Cordialement
    Raphaël

  8. @Didier oui pvtistes.net contient beaucoup d’informations, je l’ai rajouté explicitement dans les liens de l’article – pour les 2 ans du pvt, pas d’annonces officielles encore effectivement.
    @Pierre-Antoine le mieux c’est de contacter l’OIQ directement, je ne sais pas comment ils interprètent l’apprentissage…
    @Raphaël, tu trouveras mon adresse courriel sur mon cv dans la section à propos – ceci dit j’ai écrit cet article pour éviter de recevoir des courriels avec toujours les mêmes questions 🙂

  9. Super ton article Anthony, un grand merci! Un condensé de tout ce qu’il faut savoir pour partir au Québec !
    J’ai une question concernant l’OIQ. Peut on commencer les démarches pour adhérer à l’Ordre depuis la France ?

  10. @Thibaut : oui je te conseille même vivement de commencer avant d’arriver, car ils vont te demander des copies de tes diplômes certifiées conformes – plus compliqué quand tu n’habites plus en France… de mémoire j’ai envoyé tous les documents depuis la France et ai juste réglé une formalité en passant les voir à leur bureau à Montréal.

  11. salut
    je m’appel hemza j’habite en ALGERIE (ingénieur débutant )
    s’il vous plais j’ai besoin a des information pour l’immigration en France ou Canada
    merci

  12. salut
    je m’appel hemza j’habite en ALGERIE (ingénieur débutant en hydraulique )
    s’il vous plais j’ai besoin a des information pour l’immigration en France ou Canada
    merci

  13. Merci pour cet article, ca m’a clarifié pas mal de points sur ce sujet.

    Je suis étudiant ingénieur en informatique à Polytech Paris-sud. j’ai passé l’année dernière en échange à l’université de Montreal et j’entame bientôt ma dernière année.
    Retourner travailler et faire ma vie à Montreal me semble un très bon choix.
    Mais je ne sais pas quand vaut mieux partir ? Directement après mon diplôme ou bien après 2 -3 ans d’expérience à Paris ?

    Une expérience en France, avec un diplôme français m’ajoutera t’elle une valeur pour un employeur canadien ?

    N’est-il pas mieux d’accumuler de l’expérience directement au Canada ? même si que pour trouver un travail avec 0 expérience à MTL s’avère très compliqué ?

    Merci d’avance 🙂

  14. Salut Karim,
    Pas facile de répondre à ta question…
    L’expérience en France est reconnue, certes, mais une expérience au Canada rassurera certainement les recruteurs que tu vas rencontrer (au cas où ils veulent contacter tes anciens employeurs pour leur poser des questions à ton sujet – c’est très fréquent ici de donner des références, et les employeurs s’en servent).
    D’un autre côté, sans expérience professionnelle, il va être difficile pour 1 employeur de savoir ce que ton diplôme / tes compétences valent (très peu de personnes ici connaissent le système éducatif français).
    Hum, moi je te conseillerais d’au moins faire 1 stage au Canada pendant tes études ; si tu n’en trouves pas, tu peux toujours essayer de postuler à distance, et en attendant de trouver, commencer un emploi en France ou ailleurs.
    Bon courage !

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